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Actu : « Nous agissons pour abattre la pêche illégale »

Paul Watson, le pirate écologiste fondateur de Sea Shepherd*, sillonne depuis le 16 décembre l’océan Antarctique à bord du Steve-Irving. Il mène une vaste course-poursuite contre la flotte baleinière japonaise qui chasse des espèces en voie de disparition.

Pourquoi poursuivez-vous les baleiniers japonais ?
Les Japonais prennent en chasse des espèces en danger dans le sanctuaire baleinier de l’océan austral, en violation des lois internationales. Officiellement pour la recherche scientifique, mais tout le monde sait que c’est un mensonge. Aucun article n’a été publié dans une revue scientifique en plus de vingt ans. Et même pour la science, il est interdit de tuer dans un sanctuaire. On a toutes les règles, les traités et les mécanismes de régulations, mais personne ne les applique, sauf Sea Shepherd. Nous ne sommes pas là pour protester, pour prendre des photos et agiter des bannières, nous agissons pour abattre la pêche illégale.

Comment procédez-vous ?
Les Japonais disposent de trois navires de chasse, d’un navire-usine et d’un bateau de sécurité. L’océan est vaste mais au fil des années, nous sommes devenus très forts pour les localiser, avec nos navires, des hélicoptères, des drones… Nous essayons de les ralentir. Aujourd’hui, par exemple, nous leur avons lancé de la peinture et des boules puantes. Nous bloquons le navire-usine pour qu’il ne puisse pas remonter les baleines à bord. Depuis le début, ils n’en ont pas encore pris une seule.

On vous reproche le recours à la violence. Que répondez-vous?
Nous n’avons jamais blessé personne. La violence ne peut être commise qu’à l’égard des êtres vivants. Tuer une baleine, c’est violent. Un harpon ou un navire, ce n’est qu’un objet, le détruire n’est pas violent.
C’est votre huitième campagne. L’an dernier, vous aviez forcé les baleiniers à un arrêt prématuré de la chasse. Comment expliquer l’acharnement des Japonais ?
Nous les avons humiliés l’an dernier, en sauvant 860 baleines. Ils n’ont pu pêcher que 17 % de leur quota. Ils ont investi 28 millions de dollars, venant du fonds de reconstruction post-tsunami, pour reconstruire la flotte et améliorer la sécurité. L’objectif n’est plus de gagner de l’argent, cela fait six ans que cette chasse ne génère plus de profits et qu’elles fonctionne grâce aux subventions. Pour eux, c’est une question de fierté, ils le reconnaissent eux-mêmes.
* “Berger des mers », société de protection du milieu marin.

SOURCE : www.metrofrance.com

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